Dossier n° 1 : « L’édition du livre scientifique dans l’Afrique contemporaine » (novembre 2006)

Par Joseph Fumtim

L’éditeur Joseph Fumtim nous transmettait ce texte en novembre 2006. Il était alors directeur des éditions camerounaises Interlignes, qui intégreront deux ans plus tard les éditions Ifrikiya suite à la fusion des éditions Proximité (François Nkémé), Interlignes et des Éditions de la Ronde (Jean Claude Awono).

Si nous avons choisi de publier le texte sous la forme d’un dossier, c’est avant tout parce qu’il pose des questions essentielles et toujours d’actualité, même six ans après son écriture.

Cette « Afrique plus Bénin que Dahomey, plus téléphone portable que tam-tam » dont nous parle Joseph Fumtim dans ce « papier » inédit, nous parait plus que jamais au cœur de la problématique du livre scientifique.

En effet, comment ne pas prendre aujourd’hui en compte le développement des nombreuses bases de données universitaires (OpenEdition) ? Comment ne pas s’interroger sur la finalité de l’extension des éditions l’Harmattan dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne ? Comment ne pas s’interroger, enfin, quand de nombreux universitaires africains continuent de publier dans des revues et éditions universitaires du Nord ?

Même dix ans plus tard, la réflexion de M. Fumtim conserve toute sa clairvoyance et son intérêt. S’il y est principalement question de l’édition scientifique au Cameroun, on y trouvera aussi un écho des autres secteurs de l’édition camerounaise et – comme le titre l’indique – africaine.

En 2004, Patrice Nganang écrivait dans le numéro 60 de la revue Africultures : « Comment rendre justice à la parole des personnes de culture vivant au Cameroun quand on sait le silence qui les menace, et même qui les entoure ? »

Nul doute que Joseph Fumtim y contribue, depuis près de quinze années, par son activité d’éditeur et son engagement d’écrivain.

Le dossier (en lien)

 

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