EditAfrica : garder le cap en 2020

Illustration : « 311.365 », Vix Walker, 2011 (certains droits réservés)


Par Raphaël Thierry


L’aventure EditAfrica se poursuit depuis 2011. Elle a même commencé en 2008 grâce au soutien de cinq personnes : Joëlle Gleize, Nadine Monchau, Joseph Fumtim, Eva Chanet et Guillaume Le Touze. J’aime bien m’en souvenir.

De fil en aiguille, d’un chas à l’autre, le chemin se fait : maisons d’édition, association de libraires, bibliothèques, médias, université et, aujourd’hui, agence littéraire. L’Agence littéraire Astier-Pécher et tous ces magnifiques écrivain.e.s qui ont choisi de me faire confiance, pour être précis. Me voici qui tourne le regard vers 2020. Cette année promet quelques surprises, beaucoup d’inattendu et, surtout (cela me réchauffe le cœur), beaucoup de lectures. Plus de dix ans à se focaliser sur le marché du livre et moins sur les textes, ça commençait à faire long et l’on ne se refait pas.

EditAfrica demeurait jusqu’il y a peu ce site internet créé à l’ombre d’un sapin au pied des Alpes, dont l’utilité ne m’est pas tout de suite apparue tout à fait clairement, au delà de mon souhait de faire mieux connaitre mes recherches. Il y avait donc une intention auto-promotionnelle derrière le projet, je ne peux pas m’en cacher.

Le temps a passé et si les années n’ont pas toujours été des plus simples, j’ai essayé de garder le cap, et ai depuis quelques temps commencé à me poser cette question de manière un peu plus sérieuse : et si EditAfrica remplissait enfin pleinement son rôle littéraire, médiatique et économique ? Un rôle de plateforme, d’espace de passage, de passerelle. J’ai donc décidé de tourner le dos au sentiment d’anachronisme : le projet EditAfrica est basé en Allemagne (actuellement et pourquoi pas), il facilite la meilleure réception des livres publiés en Afrique et la circulation des textes africains (mais pourquoi pas davantage) de toutes langues sous tous horizons éditoriaux et linguistiques, et en particulier en Afrique.

A chacun son espace intellectuel idéal. A chacun ses objectifs, ses aspirations. A chacun ses espoirs. A chacun son point d’équilibre entre ses idéaux et ses besoins financiers.

Pour 2020, que pourrais-je souhaiter de mieux que des échanges de plus en plus vastes, de belles découvertes littéraires (ce qui inclue les essais, la poésie, le théâtre, la bande dessinée), une circulation éditoriale toujours plus transversale, et un projet EditAfrica qui se réinvente tout en gardant le cap, en trouvant son équilibre économique.

2019 aura été cette intéressante année de transition. 2020 s’annonce déjà belle et pleine de promesses…

A votre service !

 

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