EditAfrica seconde saison

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Les saisons durent 5 ans sur EditAfrica !

 Par Raphaël Thierry

 

Voilà, après une longue parenthèse ponctuée de très épisodiques nouveautés, le site est de nouveau opérationnel, avec un nouveau visage et une logique revisitée. Je ne sais pas si cela est vraiment utile mais j’estime important de donner quelques explications à ce long ralentissement et ce chamboulement visuel, ne serait-ce que par gratitude pour celles et ceux qui ont continué à lui rendre visite de temps à autre, même lorsqu’il n’y avait plus rien de neuf à se mettre sous la dent.

D’abord, EditAfrica a été pensé et lancé en 2011, ce qui fait quand même, en termes de temps sur le Web, une bonne génération. Aussi bien au niveau technique que de l’apparence, le site est doucement devenu « vieux », en tous cas de mon point de vue. Et puis, il avait été construit selon une logique qui ne lui correspondait plus. Le temps passant, le site a migré vers une nouvelle logique imposée par l’ancien style, le bon vieux Arthemia de WordPress. C’était, grosso modo, une idée de journal/base de données, très lourds à alimenter. Ma disponibilité se faisant de plus en plus maigre au fil des années, EditAfrica est doucement devenu une sorte de revue de presse (plus ou moins) continue, dont l’alimentation était avant tout imposée par l’ancien modèle du site, et l’énergie a baissé en conséquence.

Et puis il y a également eu le virage des outils surfaces et autres tablettes/smartphones qui se sont généralisés au cours des cinq dernières années. Le Web est désormais régit par la logique tactile, et les sites de « l’ancien temps » construits pour ces vieux objets qu’on appelait, je crois me souvenir, ordinateurs, sont devenus plus qu’obsolètes. Il n’est pas forcément bon de toujours suivre la tendance, mais là, honnêtement, il était tout simplement devenu quasiment impossible de naviguer sur le site à partir d’une tablette.

WordPress a également bien évolué et propose désormais des modèles beaucoup plus adaptés à l’offre technologique actuelle, et à mon avis, des principes de « fil » bien plus logiques qu’auparavant.

Un autre point concernait mes propres préférences : nous sommes aujourd’hui et de plus en plus submergés par une profusion de publicités et autres pop-ups lors de nos navigations Web. Il y a des renvois permanents vers des sites dont le but est essentiellement de générer du trafic. Je me sens de plus en plus épuisé en parcourant même les sites des grands quotidiens. Le modèle marchant du Web s’est généralisé, et c’est triste. Mais EditAfrica n’a jamais eu vocation a être un site générant du trafic (et si c’était le cas, je me serais drôlement trompé de « niche » : les chatons mignons sont plus vendeurs…) et, surtout, gagne a être beaucoup plus minimaliste. Un peu de sérénité pour traiter de sujets importants me semble bienvenu.

La nouveauté d’EditAfrica, qui conserve son ancien contenu, c’est donc de proposer des articles qui ne sont plus perdus au milieu de plusieurs autres fenêtres, et dont la lecture est simplifiée par une répartition en colonnes. Le site n’est pas encore totalement mis à jour, mais j’y travaille et on devrait s’approcher d’un site opérationnel dans les prochaines semaines.

Enfin, comme le contenant ne doit pas influencer le contenu mais plutôt l’inverse, j’ai pensé ce nouvel EditAfrica comme une base vers de nouveaux et prochains projets qui se développeront dans le courant 2017. Le site sera ainsi en priorité actualisé selon l’avancée de mes recherches et activités, sans autre forme de timing, si ce n’est d’éventuels relais d’informations qui me parviendraient.

Et pour terminer sur ces différentes considérations : EditAfrica a pour but, depuis toujours, de parler du monde du livre à partir de la production éditoriale africaine. Il y a tant de facettes à développer que l’avenir me parait promettre, facilement, une nouvelle saison de cinq années ! J’espère alors que vous accepterez d’y participer et de continuer à consulter EditAfrica.

Longo mai !

 

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