L’intégrale de Louis-Marie Pouka éditée au Cameroun

09/03/2012 : « L’intégrale de Louis-Marie Pouka »

Jacques Bessala Manga revient sur l’évènement éditorial lié à la parution d’une « partie de l’œuvre de l’un des pères fondateurs de l’Association des Poètes et Écrivains Camerounais […] publiée par la Sopecam ». Œuvre poétique de Louis-Marie Pouka [M’bague] est un «recueil de 19 chapitres représentant autant de centres d’intérêt et de thématiques qui ont retenu la sensibilité du poète dans une aventure littéraire étalée sur une soixantaine d’années ». Tout au long des quelques 365 pages de l’œuvre,« [t]our à tour, Louis-Marie Pouka […] se [fait] belliqueux et provocateur (Les Poukaïdes, Les fléchettes ardentes, Grenades alphabétiques, Jubilations), amoureux et plaintif (Une idylle à Garoua ou Chant à Adda Mari, Un mariage illusoire, Les amours illusoires), pieux et prophétique (Entrevue d’outre-tombe, Épitres, Souvenirs bibliques) ou simplement contemplatif (Rêveries, Hommage) ».

Cette publication de la Société de Presse et d’Édition du Cameroun sortie en 2010, regroupe « 200 textes écrits sur une période qui s’étale sur plus de 50 années et qui permettent de lever un pan de voile sur les multiples facettes d’un écrivain prolifique, puriste de la langue […] ».

Le recueil « passe en revue une grande partie de l’œuvre de l’un des fondateurs de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (ndlr : APEC, fondée en 1960, cf. entretien de Jean Claude Awono avec René Philombe), décédé le 5 septembre 1991 ».

Pour Jacques Bessala Manga, « [l]a poésie de Pouka est une oscillation permanente entre les contraires, l’amour et la haine, la souffrance et la joie, le réel et le mystique, la vie et la mort. Le poète interpelle non seulement son contemporain, témoin d’une époque coloniale douloureuse et qui l’a inspiré, mais aussi tous les autres citoyens du monde dans ses multiples pérégrinations ».

Un livre qui parlera aux « nostalgiques de l’âge d’or de la poésie camerounaise » en publiant notamment des inédits d’un écrivain qui éditait ses premiers textes dans le journal colonial La Gazette du Cameroun en 1931.

D’après un article de Jacques Bessala Manga publié dans le quotidien Le Jour (Cameroun).

 

Laisser un commentaire