Transhumances littéraires africaines : vers un éloge du kitsch ?

Les Étonnants Voyageurs viennent d’achever leur 24e édition à Brazzaville. Une édition qui a fait grand bruit. Les questions du « retour » et de « l’hybridation » ont été sur toutes les lèvres, en attestent les nombreux articles consacrés aux Lumières de Pointe Noire, le dernier roman d’Alain Mabanckou, et ses interrogations liées à « sa place » littéraire. En atteste aussi le rapprochement opéré avec des écrivains africains anglophones : la dynamique de la « littérature-monde » aura cette fois été un peu plus poussée, géographiquement et linguistiquement s’entend. Mais de quel « retour » et de quelle « hybridation » était-il réellement question ? Dans cette réflexion, je distingue les postures littéraires des réalités d’édition. À l’ombre des grands catalogues et des économies du livre « dominantes », loin des lauriers et du prestige des grands prix se développent, sans cesse, des corpus, des catalogues, des œuvres. D’autres éditeurs existent, ils vivent et travaillent en Afrique. N’est-ce pas alors notre propre regard sur le livre qui est à revoir ?

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